Changer la réglementation ?

 

                         Le 2/09/2006 - Emmanuel GIRARD   Commission Nationale Merathon

 

 

A tous les Compétiteurs en pirogue et à l’ensemble des Juges Arbitres

 

Je me permets de revenir sur la réclamation du Championnat de France 2006 du Grau du Roi relative à la définition d’une pirogue  V1 par rapport à une OC1.

 

Je veux bien assumer toute la responsabilité en tant que Président de la Commission Nationale, de la disparité de jugement entre des Juges de l’Ouest et du Nord qui ont accepté des pirogues type Outrigger sans safran depuis deux ans (Lancieux 2005, Brest 2006, Baie de Somme 2006), sur des sélectives N1, alors qu’a priori, des juges dans le Sud les avaient refusées. La pirogue incriminée a effectué deux sélectives en 2006 et a été acceptée par un juge méditerranéen, lors du contrôle des embarcations sur le Championnat de France. Le Juge de la Course aurait eu « vent » de la difficulté avant la course, il aurait pu provoquer une réunion des chefs d’équipe et prendre une décision. Sur quels critères pouvaient t-on après la course, disqualifier cette embarcation ?

Je soutiens donc la décision du Comité de Compétition qui a pris le temps d’écouter les réclamations et a rendu son jugement. Je rappelle que je cherche toujours des personnes candidates à la formation de Juge.  

Néanmoins, je suis d’accord que pour 2007, les règles doivent être revues pour améliorer la lisibilité pour tous !!! C’est la fonction des Plénières de décembre 2006 !

 

Les trois compétiteurs sur le podium V1H sont trois anciens Champions de France de la discipline, pour les années passées et je refuse que l’on puisse accuser une de ces personnes de « tricheur » ou par des sifflets, comme je l’ai entendu, lors de la cérémonie des podiums. J’admets un geste d’humeur lors d’une arrivée de course mais pas douze heures après, surtout par des personnes qui ne participaient pas à la catégorie. Il s’agit d’un comportement anti-sportif et passible de la Commission de Discipline de la Fédération Française de Canoë Kayak.

 

Je me permets de donner mon analyse sur les différences entre les bateaux utilisés. L’embarcation incriminée était propulsée par une pagaie simple, ne possédait pas de plan anti-dérive ni de safran. Les conditions de course en vague de travers, avec des vagues de 30 à 60 cm ont posées des problèmes sur l’étanchéité des hiloires et ont obligées certains compétiteurs à écoper plusieurs fois pendant la course. Etre en course avec 5 à 20 litres d’eau augmente la résistance à l’avancement de l’embarcation. L’écopage pour un compétiteur prend un temps précieux pendant la course. Dans ces conditions, le sit on top a été certainement favorisé. Je pense que les jupes et la forme des hiloires doivent être revues par les constructeurs, pour trouver la qualité d’étanchéité des kayaks ou que des systèmes de « vide-vite » ou de pompes à pied soient installés dans les embarcations. J’ai dans un de mes K2 club, un bricolage comprenant un tuyau de caoutchouc et une boite à clapets qui permettent avec le pied, d’aspirer et de refouler l’eau contenue dans le bateau, à l’extérieur. Pour ma part, au regard de la carène, la pirogue incriminée doit mieux tourner mais doit être moins rapide en ligne droite surtout par mer calme.

 

Les trois points exprimés dans la réclamation, concernent le bouchon du caisson de flottabilité, la présence d’un caisson étanche à l’avant et à l’arrière et la présence de cales pieds.  « Le bouchon ou la trappe doit être assuré à l’embarcation » ne veut pas dire la présence d’une ficelle mais seulement que le bouchon ou la trappe soit lié au bateau pour ne pas les perdre. Dans le V1, il s’agissait d’un robinet quart de tour qui ne pouvait se démonter. La notion de compartiment étanche est là pour assurer une flottabilité permanente de l’embarcation et la solution de remplacer les deux caissons avant et arrière par un seul caisson sur toute la longueur du bateau avec une chandelle de mousse sur la partie centrale, permet au sens de la sécurité d’améliorer la flottabilité. Néanmoins, comme pour les kayaks, une règle sur le leach devra être décidée, si nous continuons à accepter ce type d’embarcation. Enfin la notion de cale-pieds est une situation épineuse au regard des cloisons dans les V1 qui permettent de transmettre à l’embarcation, la propulsion de la pagaie. C’est un débat que nous avons eu déjà, il y a trois ou quatre ans, avec la pirogue de Brest en trois morceaux, avec des cloisons qui semblent plus contraignantes pour la taille des compétiteurs que favorables à son avancement. Un constructeur de V1 reconnaît que la position de la cloison lui est demandée lors de la commande. Certains compétiteurs demandent que nous réglementions la position des cloisons dans les V1, d’autres que l’on compare la distance du siège à la cloison par rapport à la longueur de jambe du compétiteur. D’autres préféreraient que l’on libéralise la notion de cale-pieds comme l’a fait la Fédération Internationale de Va’a.

 

Je propose donc à tous ceux qui veulent me proposer un texte de règlement pour clarifier ce point de règlement, de me l’envoyer et je vous propose de mettre ces propositions aux voix lors des Plénières du 2 décembre, auprès des Délégués Régionaux (Président des Commissions Régionales Mer), qui sont les décideurs de notre évolution de règlement et de notre pratique. La Commission ne fait que d’émettre des propositions, les délégués les votent !!

 

Je vous souhaite une bonne saison sportive 2007 pour tous les clubs, de bonnes organisations en gardant à l’esprit, les conditions de sécurité et la qualité de nos manifestations.

 

Dans l’attente de vos propositions ou de vous rencontrer sur l’eau, je me tiens à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

 

Emmanuel GIRARD                       

Président de la Commission Nationale Longues Distances Mer

E-mail : mer@ffcanoe.asso.fr           

 

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